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23 novembre 2016

Diagnostic archéologique de la cour du palais de justice d'Amiens

Le 16 novembre 2016, le salon-bibliothèque de la Cour d'appel d'Amiens a accueilli une conférence de presse pour présenter le diagnostic archéologique en vue de la réfection de la cour du palais de justice d'Amiens. Valérie BAUDRILLARD, secrétaire générale du Premier Président et magistrate déléguée à la communication, et Richard ROUGIER, directeur adjoint scientifique et technique de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont présenté le projet et répondu aux questions des journalistes.

diagnostic

 

Depuis le 14 novembre 2016, l'Inrap réalise un diagnostic archéologique de la cour du palais de justice d'Amiens préalable à la réfection de son revêtement avec des pavés (1075 m2). L'objectif du diagnostic archéologique est de savoir si le terrain renferme des traces d'occupations humaines. Il consiste à détecter, caractériser, circonscrire et dater d'éventuels vestiges en sondant une partie de la surface du projet d'aménagement, et pour les périodes à partir du Moyen Âge, en procédant à des recherches en archives.

 

Les équipes de l'Inrap vont étudier le terrain, situé rue Robert de Luzarches, pendant près de deux semaines avant de restituer leurs découvertes sous la forme d'un rapport préalable au démarrage du chantier. Sous la direction de l'archéologue Dominique GEMEHL qui qualifie la cour du palais de justice d'Amiens de « très belle réserve archéologique », l'équipe a déjà mis au jour plusieurs vestiges : une partie des ruines de l'abbaye des Célestins et une partie du castrum (le mur d'enceinte de la ville fortifiée) époque gallo-romaine.

 

Richard ROUGIER a ainsi indiqué que les premiers résultats étaient plein de promesses : « on a des plans anciens, plus ou moins précis, de l'emplacement du mur de fortification ou des bâtiments de l'abbaye. Ces fouilles archéologiques réalisées en plein coeur de ville nous permettent aussi de voir s'ils correspondant bien à la réalité. Et c'est le cas pour l'instant ».

 

Ce diagnostic archéologique est ainsi une belle occasion de remonter le temps et de se replonger dans l'histoire du palais de justice. Construit de 1865 à 1880, le palais de justice a été érigé sur l'ancien emplacement de l'abbaye Saint-Martin-aux-Jumeaux (1073 à 1634) qui aurait été établie à l'endroit supposé du partage du manteau de Saint-Martin, et du couvent des Célestines (1634-1781).

Les plans du nouveau palais de justice furent établis par les architectes Jean Herbault et Natalis Daullé. Deux campagnes de construction se succédèrent :

  • de 1868 à 1874 fut édifié le grand corps rectangulaire dans le jardin du couvent.

  • de 1874 à 1880, toutes les anciennes constructions furent détruites et les ailes du corps central furent ajoutées.

L 'édifice étant Inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques depuis 1994, toute modification est soumise à l'autorisation de l'Architecte des bâtiments de France (ABF). Le coût estimé de la réfection de la cour d'honneur est de 500 000 euros. La réception des travaux est attendue pour septembre 2017.

 

Pour lire l'article diffusé par le Courrier Picard, cliquez-ici.

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