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29 juillet 2009

La réforme de la carte judiciaire à Amiens

Comme toutes les autres cours, la Cour d’Appel d’Amiens est confrontée cette année à de multiples chantiers liés aux nombreuses réformes qui concernent la justice.

La poursuite de la réforme de la carte judiciaire est aujourd’hui un grand chantier,  avec l’accompagnement humain qui doit l’accompagner afin que personne ne se sente laissé au bord du chemin.

 Après les prud’hommes et les tribunaux de commerce, ce sera le tour de certains tribunaux d’instance ou de greffes détachés de fermer leur porte, puis de deux tribunaux de grande Instance.  On pense à la tristesse de ceux qui y oeuvrent, aux difficultés qu’ils rencontrent du fait de certaines vacances de postes  et à leur inquiétude pour l’avenir, dont ils doivent s’ouvrir avec confiance aux chefs de juridiction et aux chefs de cour assistés des SAR,  afin de trouver une solution  à leur situation et une réponse à leur interrogation.

Un rapprochement doit d’ores et déjà s’opérer entre les juridictions « absorbantes » et celles qui leur seront rattachées , comme cela se fait avec entre le TGI d’Amiens et les TGI de Péronne et Abbeville, pour préparer l’accueil des personnes et l’organisation du travail.

 De nombreux travaux immobiliers ont commencé, entraînant certains désagréments pour les personnes et les usagers mais qui conditionnent une bonne organisation du travail dans l’avenir.

Comme l’avait indiqué madame la Ministre de la justice lors de sa venue à Amiens, la réforme de la carte judiciaire, ne doit pas correspondre à un éloignement de la justice vis-à-vis du justiciable, en matière civile comme en matière pénale. C’est pourquoi cette période doit être consacrée à la recherche de formules appropriées, permettant  à tous les habitants de la région de Picardie, en particulier aux plus démunis : jeunes, personnes âgées, personnes  aux revenus modestes, de trouver facilement les informations qui leur manquent sur les procédures à suivre dans tel ou tel cas , sur l’état de leur dossier , sur leurs droits.

 A cette fin le travail qui s’accomplit, notamment avec les délégués du procureurs , les conciliateurs,  les avocats et les associations  au sein des maisons de la justice et du droit de Amiens , Creil , Noyon, Méru,  l’action des CDAD de l’Aisne et de la Somme doivent être soutenus et développés ailleurs .

Les services de police et de gendarmerie et l’administration pénitentiaire dont les personneles méritent toute notre considération dans al période difficile qu’ils traversent du fait de al surpopulation pénale, ne sont pas absents non plus de ce chantier de modernisation et d’application des réformes .

Enfin, dans le domaine de l’Aide aux victimes, de grands espoirs sont mis dans la nouvelle   implication de l’association Yves LEFEVRE  qui va lancer dès ce trimestre, des consultations d’aide aux victimes auprès des juridictions de la Somme et dans le développement des unités hospitalières dédiées aux victimes, comme celle d’Amiens, Clermont (pour les mineurs) St Quentin etc. . avec le support du Groupent  d’Intérêt Public de Picardie lancé sous l’égide du professeur Olivier JARDE.

En cette période de difficultés économique qui frappent durement les entreprises et les personnes de notre région, la justice se doit d’être à la hauteur des attentes des justiciables.

Nous nous félicitons de la façon dont tous ses acteurs dans notre cour, le comprennent et se montrent à la hauteur de leur tâche alors que, comme tous les secteurs de la vie publique , les  moyens   matériels font souvent défaut et la tension sur l’emploi est très préoccupante .  

Par ailleurs la modernisation se poursuit, investissement dont les bénéfices ne sont jamais immédiatement perceptibles et qui demandent un travail considérable pour les greffes  comme la numérisation et le travail  actuel de reprise des données pour la mise en œuvre de Cassiopée ,tant désirée et nécessaire, et à long terme prometteuse de progrès considérables dans la gestion du temps , démontre avec éclat , la volonté des personnels de justice, de faire face aux challenge du futur .

Les auxiliaires de justice ne sont pas absents de cet effort et nous savons ce qu’il en coûte aux avoués en premier lieu, aux avocats et à tout le monde juridique et judiciaire, de s’adapter à la réforme mais nous constatons  que malgré tout, l’esprit qui règne dans cette cour est positif et dynamique, et qu’elle reste une cour où il fait bon  travailler ensemble, chacun se sentant concerné  par la bonne marche du tout ! 

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