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14 janvier 2008

Lutte contre les violences au sein du couple

Les trois parquets du département de l'Aisne adoptent la même politique pénale

L'harmonisation des politiques pénales des parquets de Laon, Saint Quentin et Soissons à permis la création de stages destinés aux conjoints violents.

1er stage de lutte contre les violences au sein du couple

Ils étaient dix en ce mois de décembre à se retrouver durant cinq demi-journées au TGI de Laon, pour le premier stage de prise en charge des auteurs de violences conjugales. Auteurs pour la première fois de violences conjugales, ils ont pu échanger durant cinq demi-journées avec un psychologue et un juriste.


L'objectif est à la fois simple et ambitieux, leur faire prendre conscience de la gravité de leurs gestes, les obliger à réfléchir sur leur comportement violent et leur apprendre à se maîtriser.


Pour ce faire, les trois Procureurs de la République ont confié à l'Association d'Enquête et de Médiation, l'organisation de ce stage qui reste partiellement à la charge des personnes concernées. Mis en oeuvre à titre d'alternative aux poursuites, ce dispositif est appelé dans les semaines qui viennent à évoluer pour être également proposé aux personnes condamnées dans le cadre d'un sursis avec mise à l'épreuve ou placé sous contrôle judiciaire.

 

Ce nouveau dispositif à pu voir le jour grâce à une parfaite collaboration des trois Procureurs de la République de l'Aisne qui ont harmonisé leurs politiques pénales. Désormais, qu'ils demeurent à Hirson ou à Château-Thierry, à Saint Quentin ou à Laon, les auteurs de violences au sein du couple seront judiciairement traités de la même manière, ce qui est incontestablement un gage d'efficacité.


Mlle CAMUS, substitu du Procureur, le Présidentde l'AEM et la psychologue en charge du stageLa première évaluation, faite par les participants eux même, est très satisfaisante et, dans les ressorts ou il a déjà été mis en place, il a permis de constater une très faible réitération par les participants.


Cette nouvelle politique pénale départementale, dont ce stage n'est qu'un des aspects, à pour objectif l'éviction du partenaire violent mais également la prise en charge sanitaire, sociale et psychologique de la victime et de l'auteur des faits. Elle a également permis à l'ensemble des partenaires habituels de la justice de repenser leurs fonctionnements. C'est ainsi, par exemple, que l'Etat a accepté de prendre partiellement à sa charge le coût de ce stage, que le Conseil Général de l'Aisne à mis à la disposition du groupement de gendarmerie une assistante sociale où que le Centre d'Information du Droite des Femmes est désormais avisé de tous les faits constitués pour qu'il puisse proposer son aide aux victimes.

Cette politique harmonisée, voulue et initiée par les parquets à donc impulsé une véritable prise de conscience et une réflexion de l'ensemble des administrations et des partenaires, ce qui est sans doute le meilleur gage pour que la violence conjugale ne soit plus un tabou et régresse

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